Comprendre les Réglementations sur la Facturation Électronique en Finlande
La facturation électronique en Finlande est régie par un cadre juridique solide, principalement la Loi sur la Facturation Électronique finlandaise (241/2019) et la directive européenne 2014/55/UE, qui impose la facturation électronique dans les marchés publics. Cette législation établit les exigences tant pour le secteur public que privé, visant à rationaliser les processus financiers et à améliorer la transparence.
Pour les fournisseurs du secteur public, la facturation électronique est obligatoire pour les transactions Business-to-Government (B2G) depuis le 1er avril 2020. Les organismes gouvernementaux centraux étaient tenus d'accepter les factures électroniques depuis le 1er avril 2019, l'obligation s'étendant à toutes les entités publiques un an plus tard. De plus, depuis le 1er avril 2021, les entités du secteur public et leurs prestataires de services sont tenus d'échanger, de valider et de traiter les factures électroniques conformes à la norme européenne EN 16931. Les factures non conformes sont rejetées, soulignant l'adhésion stricte à ces normes.
Bien que la facturation électronique B2B ne soit pas universellement obligatoire en Finlande, elle est fortement encouragée et largement adoptée. Un moteur significatif de cette adoption est le "droit de recevoir" des factures électroniques : toute entreprise ayant un chiffre d'affaires annuel dépassant 10 000 € peut légalement demander des factures électroniques à ses fournisseurs. Cette disposition, en vigueur depuis avril 2020, a considérablement propulsé la facturation électronique comme norme dans les transactions B2B. Toutes les factures électroniques, qu'elles soient B2G ou B2B, doivent inclure des champs de données spécifiques tels que le numéro de TVA du fournisseur, la date de la facture et le montant de la TVA applicable, et doivent être stockées électroniquement pendant au moins six ans pour garantir l'authenticité et l'intégrité.